L'UMP se déchire. La crise a atteint un tel niveau qu’une poignée de députés s'en est pris vertement à Dominique de Villepin mardi au cours d'une réunion, lui reprochant de refuser de soutenir le candidat unique de l'UMP à la présidentielle.
En fait Dominique de Villepin a une excuse. Le Premier ministre espère désespérément la candidature de Jacques Chirac (à moins que ce ne soit la sienne, estiment les mauvaises langues). Tant que Chirac n’aura pas annoncé son intention, motus du côté de Villepin.
Jean-Louis Debré, lui, n’a pas ce genre d’états d’âme. Pour le président de l’Assemblée nationale, c’est Jacques Chirac sinon rien. Au moins, sa position a le mérite d’être claire. Ce n’est malheureusement pas le cas pour tout le monde, y compris parmi les soutiens de Sarko.
Prenez Alain Juppé, par exemple. Le maire de Bordeaux fait savoir sur son
blog qu’il soutient Nicolas Sarkozy. Mais il reconnaît que « si [Jacques Chirac] choisissait d’être candidat, une situation nouvelle serait alors créée, qu’il appartiendrait à chacun d’analyser. »
En langage naturel, expurgé des circonlocutions d’usage dans ce genre de situation, l’ancien Premier ministre de la France reconnaît implicitement qu’un retournement de veste n’est pas exclu. Dans le genre soutien franc et massif, c’est mal parti pour Sarkozy…
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