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 La Société Générale fait la une de tous vos médias aujourd'hui depuis que Jérôme Kerviel, un jeune trader isolé (si, si !), il faut le préciser, a réussi à faire disparaître 5 milliards d'euros d'un coup. Sans que personne ne s'en aperçoive jusqu'au week-end dernier. Mais, pas de panique.

Le directeur de la troisième banque française a tenu à éteindre très tôt l'incendie. Daniel Bouton affirme que le résultat de son établissement sera quand même positif en 2007, entre 600 et 800 millions d'euros contre un bénéfice de 5,2 milliards en 2006 (LaTribune.fr 25/1).

Le dirigeant de la Société Générale n'est pas le seul à jouer les pompiers. Loin de là. En marge de la conférence de Davos, François Fillon a estimé jeudi que la fraude "très importante" révélée par la Société Générale était "une affaire sérieuse" mais qui n'avait rien à voir "avec la situation des marchés financiers" (la fameuse crise des "subprimes").

"Je note que la Société Générale malgré cette fraude, poursuit le Premier ministre, affiche un bilan qui est un bilan positif. Je note qu'elle a pris des mesures très importantes pour faire face à cette situation. Je note que la Banque de France a indiqué qu'il n'y avait pas d'inquiétude à avoir sur la solidité de cet établissement bancaire et je m'en félicite".

Même son de cloche de la part de son supérieur hiérarchique, Nicolas Sarkozy. En visite en Inde, le président de la République estime que l'"on ne peut pas assimiler le problème interne à la Société générale, qui est la conséquence d'une fraude interne de grande ampleur, à ce quis'est passé sur le système financier international et qui est en provenance des Etats-Unis".

Et tout comme son chef de gouvernement, le chef de l'Etat français a tenu lui aussi à nous rassurer au cours de sa conférence de presse tenue à New Delhi en affirmant que les résultats de la fraude interne à la Société Générale "ne touchent pas la solidité et la fiabilité du système français". Voilà !

En clair, pour ceux qui ne comprennent pas ce jargon un brin abscons, l'affaire de la Société Générale est une "affaire sérieuse" (dixit Fillon) mais "il n'y a pas d'inquiétude à avoir" (selon la Banque de France) car cela n'affecte pas "la solidité et la fiabilité du système français" (d'après Nicolas Sarkozy).

C'est très bien de nous rassurer, mais pour être honnête, nous ne sommes pas du tout inquiets. Vous savez, depuis le fameux nuage radioactif de Tchernobyl, nous sommes habitués aux écrans de fumée...
Vendredi 25 janvier 2008
- Par Georges Di Negro - Publié dans : FRANCE
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Commentaires

c'est bien vu, un journaliste sur Europe 1 a en effet cité le "syndrome de Tchernobyl"

ça ferait un bon scénario pour un nanar américain de série B !

Commentaire n°1 posté par kim le 25/01/2008 à 11h48
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